La favela du « Pereirão »

La Casa 48 est située à l’entrée d’une petite favela, appelée le « Pereirão », qui compte environ 2500 habitants. La partie haute de la favela fait partie du quartier de Santa Teresa, tandis que la partie basse vous mène directement aux quartiers de Laranjeiras et Flamengo où vous pouvez prendre le métro (station du Largo do Machado).

La Casa 48 est situé à l’entrée haute de la favela, l’accès est privilégié car le portail de la maison se situe 100 mètres de la rue principale de Santa Teresa (rua Almirante Alexandrino, au numéro 2023), d’où l’on peut prendre les différents transports urbains bus, taxis, Bonde

 

Vous avez dit « favela » ?

Il existe des favelas dans toutes les grandes villes brésiliennes. On en compte 950 à Rio de plus ou moins grande taille, qui accueille 22% des habitants, soit 1.3 millions de personnes. La favela est une occupation du terrain mal reconnu par l’autorité publique, ses constructions sont donc irrégulières, et elles ont été faites par les habitants eux-mêmes. La favela souffre de grands préjugés à l’étranger mais aussi au Brésil. Les favelas sont aussi à l’image du pays, très contrastées et inégales. On peut y rencontrer des habitants, relativement aisé mais aussi des familles très modestes.

Malgré les mauvaises images véhiculées par les médias, les favelas ne sont pas systématiquement des zones de non droit. C’est plutôt un univers unique, dynamique, plein de vie et de chaleur humaine. Dans le cas du Pereirão l’atmosphère vous plonge dans l’ambiance conviviale d’un village en plein centre de la grande ville.

La vie sur le Morro (la colline, qui par mimétisme signifie aussi « la favela »)  possède aussi ses caractéristiques propres qui diffère des ambiances « classiques » : voisins qui discutent sur le palier toujours une bière à la main dans une ambiance bon enfant, barbecues organisées sur les toits terrasses le weekend, feux d’artifice pour célébrer un but de l’équipe du Flamengo, cerfs volants des petits et des grands s’approchant des étoiles…

La particularité de Rio est que les favelas existent dans tous les quartiers, y compris les plus riches, car celles-ci se sont construites là où le terrain était disponible, à savoir sur les flancs des collines disséminées aux quatre coins de la ville. Ce contraste saisissant entre les différentes classes sociales qui vivent côte à côte fait partie de la magie de Rio.